Les pensées d'un homme sur les hommes et leur monde
C'est après avoir arpenté plusieurs grandes avenues de la capitale que j'arrive, enfin, à mon domicile. Je plonge ma main dans la poche et y cherche frénétiquement mes clés. Je les sors, et entre dans mon immeuble tel un automate. Droite, gauche, droite, ascenseur. L'automate prépare déjà la clé accédant à son petit bout d'immeuble. L'ascenseur s'arrête. Ma porte d'entrée ne me pose aucune résistance.
Enfin !
Tiens ! Le dernier CD de Norah Jones s'est tapé l'incruste sur mon bureau. Qu'à cela ne tienne, il va être dévoré par mon lecteur CD, et mes oreilles. Une chaussure vole dans la pièce, l'autre ne tarde pas à rejoindre sa consoeur. Je baisse au maximum le dossier de ma chaise de bureau, et c’est les deux pieds sur mon bureau que je savoure ce moment, de la presque fin d’une journée éprouvante, mais tellement gratifiante.
Le travail n’a pas manqué aujourd’hui. D’abord, ce matin, à 9h, un entretien pour un stage cet été avec à la clé, un poste à responsabilités. Puis, retour à l’école pour finaliser notre grand projet de fin d’année, celui qui compte pour moitié dans le second semestre. A une semaine de notre soutenance, et deux semaines de nos exams, j’affiche un sourire plutôt confiant, même si je sais que rien n’est jamais acquis.
Une journée comme je les aime… Bien remplie, avec du travail, du rire et des surprises.