Les pensées d'un homme sur les hommes et leur monde
Attention, ce blog est dangereux pour votre santé. Vu la hauteur à laquelle plane mon moral, je pourrais atteindre au mieux le sommet d’une motte de terre… Alors, comme je n’ai pas envie de vous contaminer, je vous avertis.
Des fois, on a le moral qui ne va pas. Mais quand nous n’avons même plus de motivation, pour bien faire son travail, pour sortir avec ses amis, quand nous perdons la foi en ses idéaux et ses valeurs, les uns après les autres, quand nous ne croyons plus à l’amour, plus à la vie. Être au point mort. Ne pas pouvoir aller de l’avant. Ne pas pouvoir revenir en arrière. Être au point mort, c’est le terme exact. Mes yeux ne parviennent plus à se détacher du sol. Mon dos se voûte de plus en plus. Pourtant, je sens quelque chose en moi. Je sens une étincelle de vie. J’ai l’impression que cet abandon n’est qu’une façon de me défendre face aux multiples désillusions de ma vie. Se défendre pour quoi ? En attendant quoi ? Quelle suite ? Que sera t’elle ? Comment laisser libre cours à cette étincelle ? Comment arriver à s’affranchir de cette morosité permanente ? Suis-je faible ? Est-ce ma faute si je suis ce que je suis ? Dois-je me culpabiliser ? Je me sens prisonnier de ma vie. J’ai toujours clamé haut et fort qu’il était primordial d’être acteur de sa vie, et non spectateur. Je suis passé du statut de comédien à celui du spectateur planqué derrières les rideaux parce qu’il n’a même pas payé sa place… Et je ne sais pas comment inverser le sens de cette spirale infernale.